RAPPORT À L’AUTRE

Le rapport à l’autre est fondé sur la différence.


Cette notion résonne souvent de manière négative, car ce qui est différent représente un contraire, évoque une possible rivalité. Se pose alors la question de l'acceptation de l'Autre, comment accepter et aborder la différence a fortiori lorsqu'elle est prégnante ?

La tolérance ou les processus discriminatoires résultant de ce questionnement. A ce propos Montesquieu écrit dans ses Lettres Persanes :

« Il faut, pour accepter l’autre, être en mesure de reconnaître l’humanité en l’individu concret que l’on rencontre. »

La tolérance, c’est le respect de la personne qui pense ou qui agit autrement. C’est l’écoute de cette personne, c’est la rencontre de l’autre en ce qu’il est différent. La tolérance n’a de sens et de portée parce que l’autre est différent et que cette différence pose question.

Autrui est celui qui m'oblige au respect, au delà du dialogue et de la sympathie.

Le respect que je dois à autrui et qui s'oppose à l'amour et à l'indifférence s'inscrit dans la juste distance qui m'en sépare.

Ce n'est ni le « On » de l'indifférence, ni le « Nous » de l'amour qui caractérise la relation à autrui. Mais c'est le « Tu » qui me requiert et exige que je réponde.